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NC-16
RPG Gangster - Futuriste
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Période de Jeu

Nous sommes au mois de juillet.
C'est actuellement l'été et la température est d'à peu près 35 C°.

Effectifs

Nous avons 12 hommes et 5 femmes. 9 dissidents se cachent parmi eux.
Clan O'Neil x 2 membres
Clan Lee x 3 membre(s)
Clan Sergeï x 3 membres
C.C.P.D x 2 membre(s)
Civils x 7 membres

En cours

Intrigue n°1 : Disparitions inquiétantes

News

12/02/2017 : Création du projet Cyber City
07/05/2018 : Ouverture du forum !
Code par MV/Shoki - Never Utopia



 

Quand le prédateur devient proie [ft. Anton Drax]

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Car les flics sont emmerdants...
Alors qu’une silhouette s’avançait dans le noir, une autre reculait. Il n’y avait pas un chat, ni un bruit aux alentours, juste celui des respirations du traqueur et du traqué. La personne qui était encore debout sortit un couteau et se dirigea vers sa proie avant de s’accroupir. La jeune femme sourit de manière sadique, avant de murmurer d’une voix limite chantonnant.

« Fais de beaux rêves. »

Et la lame fendit l’air pour se loger dans la carotide de l’homme qui était à terre. Se relevant, elle rejeta ses cheveux en arrières avant de claquer des doigts pour signaler aux deux hommes derrière elle de faire le reste du boulot tandis qu’elle retournait chez elle. Les deux hommes modifiants et se débarrassant du corps.

--- 72h avant ---


« Bien, Lin tu as compris ? Tu dois amener cet argent à la banque avec les convoyeurs. Je n’ai pas confiance en eux. »

Le dénommé Lin acquiesça tandis que la femme sourit en signe d’approbation. Elle lui demanda de disposer pendant qu’elle retourna travailler. Cette dernière n’était autre qu’Anastazia Von Udinov, la détentrice du cabaret Russian Roulette. Ce dernier, ouvert depuis à peine 2 ans était déjà assez célèbre dans le quartier. Il fallait, pour certaines soirées, réserver plusieurs mois en avance. Bref, tout marchait pour le mieux pour cette demoiselle au service des Lee.

La journée avait été assez fructueuse et se passa sans encombre jusqu’au lendemain quand Anya n’eut aucune nouvelle de Lin. Elle envoya plusieurs messages et appela avant de décider d’envoyer Caleb, son garde du corps, chez lui. Elle fit néanmoins chou blanc. Il n’était pas rentré chez lui et personne ne l’avait vu durant les dernières 48h. Ce qui était très bizarre. Elle appela donc un de ses ami faisant aussi partie des Lee afin de retrouver Lin.

C’est ainsi qu’elle le trouva qui tentait de fuir avec l’argent. Grosse erreur. Son visage d’habitude aimable se changea en un visage de tueuse. Celui qu’elle prenait quand elle était en mission ou quand on l’avait trahi. En l’occurrence, on avait tenté de la trahir. Il allait le regretter. Amèrement.

--- Maintenant ---

Faisant les comptes et les fiches de paye comme à chaque fois en milieu de mois. Calculant tout à la calculatrice et écrivant sur un grand cahier assez imposant, elle tournait une a une les pages en regardant la fiche de ses employés. Elle regardait ensuite l’heure et arrêta le tout pour ranger. Ensuite, elle descendit en salle et commença, aider de Selena et de Roland, à tout préparer pour ce soir et nettoyer. En effet, bien qu’elle soit dirigeante, elle appréciait aider et bosser. Pour elle, il n’était pas question de laisser les autres faire et rester dans son bureau.  

Le soir vint rapidement et elle alla se préparer. Elle enfila une robe de couleur dégradé qui allait du noir au bordeaux. Celle-ci avait un décolleté plongeant et collait au corps avec les côtés fendus aux niveaux des jambes. Des portes jarretelles noires avec de la dentelle vinrent s’ajouter à la tenue, ainsi que de long gants bordeaux. Elle maquilla ses lèvres d’un rouge à lèvres carmin et maquilla ses yeux d’un fard à paupières gris avec quelques paillettes.

Ensuite, elle coiffa ses cheveux qu’elle mit dans un chapeau et se regarda dans un miroir. Parfait. Elle alla se placer derrière le rideau et claqua des doigts pour annoncer qu’elle était prête. La musique commença à jouer tandis que la salle s’assombrit et des danseuses vinrent se placer aux côtés de la femme aux cheveux rose.

Elle inspira et commença à chanter. Le rideau se leva et elle leva la tête en commençant à danser de façon aguicheuse. La chanson pour le moins érotique et explicite imagé par la danse des femmes sur scène commençait à remplir la salle d’une douce chaleur.

Se léchant les lèvres de manière aguicheuse, Anya retira son chapeau et le lança dans la foule, avant de passer ses propres mains sur son corps. Le show venait tout juste de commencer.
Dim 29 Juil - 14:27
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Comp. Perso: Sens Aiguisés
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Pluie. Gyrophare. C’est devenu l’habitude. Sur un chantier d’immeuble, devant de grandes grilles qui empêchent l’accès au public, s’agglutinent des voitures blanches sérigraphiées « CCPD » avec les lumières bleu-rouge qui alternent rapidement dans l’ombre de la nuit. Des policiers en uniforme avec de gros imperméables fluo font refluer des curieux et les bloquent derrière de longues bandes jaunes pour délimiter une scène de crime, ce qui n’empêche pas des journalistes en herbe de tenter de prendre des photos avec leurs téléphones portables qu’ils posteront dans la seconde sur les réseaux sociaux ; Plus efficaces que les reporters.

Je prend un moment avant d’affronter l’extérieur. Une grande inspiration avant d’ouvrir la portière passager. Mon grand manteau imperméable n’a malheureusement pas de capuche, et sitôt que je mets ma tête dehors, je prend une douche. L’agent O’Connor, sur le fauteuil de conducteur, est beaucoup plus élégant que moi et craint pour son costume qui coûte trop cher à mes yeux ; Il sort de l’habitacle un grand parapluie qu’il déploie en sortant, et après avoir bien fermé la portière et verrouillé la voiture, il me rejoint et lève bien son parapluie pour me couvrir dessous. Quel gentleman. On arrive devant un flic en uniforme, on lui montre nos cartes de police et je dis que j’ai été appelé par le lieutenant Tsupa. Il dit qu’il a été prévenu après avoir vu mon nom sur la carte, et soulève le bandeau jaune dégoulinant d’eau de pluie pour qu’on puisse passer en-dessous en se courbant.
J’ai le ventre noué. Quand c’est Tsupa qui m’appelle, c’est jamais une bonne chose.

« Maëlle ! »

L’inspecteur Tsupa est là. Je reconnais aussi le détective Denis Favier. C’est pas la première fois que je les rencontre tous les deux. Normalement les homicides c’est pas pour moi, je bosse dans le banditisme, alors quand elle prend son téléphone pour m’appeler ce n’est jamais, jamais, une bonne chose.
En plus de notre passif à tous les deux bien sûr. Ça rajoute pas une collaboration sereine.
L’endroit grouille de mecs de la police scientifique en combinaisons blanches, en plus des gars en uniforme qui ferment le chantier et les rues, tandis que des hommes en tenues civiles mais avec le brassard orangé estampillé « Police » discutent avec quelques ouvriers de chantier en tenue ou des passants dont ils prennent les témoignage, à l’abri sous des abris de construction. Quand je m’approche et que je peux enfin distinguer Maëlle, je vois qu’elle est pas fraîche. Trempée de la tête aux pieds, cernes autour des yeux, un peu tremblante, probablement à cause du froid. Son collègue qui est d’habitude si flegmatique et emprunté, je le vois trempé jusqu’aux os, ses cheveux lissés par l’averse.

« Anton. Merci d’être là. Aidan.
– Détective Favier. »

Allez, on se serre tous les mains. On fait dans la politesse, rapidement. Je leur demande à tous les deux s’ils vont bien et depuis combien de temps ils sont là, Maëlle me demande si j’étais en service ou si j’ai été appelé. On fait ça par pur respect professionnel. C’est préférable à vouloir s’étriper tous les deux avant de devoir entrer dans le vif du sujet.

« Donc, cadavre ?
– Cadavre. La scientifique a fait le boulot, tu peux t’approcher, tu vas vite comprendre.
– Je vais devoir faire gaffe à mon dîner ?
– En quelque sorte. Le corps a pas encore eut le temps de commencer la décomposition, si c’est ce que tu veux savoir. Mais c’est pas joli tout de même. »


On descend une petite route de gravats au milieu de la gadoue, on tourne derrière une bétonneuse, et on va, plus loin, derrière un banc, chercher ce pour quoi on est venus. Une grosse bâche a été installée, pour protéger la dépouille de la pluie. Un homme en combinaison blanche qui le recouvre de la tête aux pieds, excepté pour son visage puisqu’il vient de retirer son masque, soulève un peu la bâche pour que je puisse regarder le résultat en me baissant en position de squat, sous le parapluie d’O’Connor.
Je reste baissé deux secondes. Puis je me relève aussitôt et m’éloigne immédiatement en passant une main sur mon visage.

« Putain. »

Mon cœur a manqué un battement. On s’y habitue jamais. Personne s’y habitue jamais. Je m’éloigne de la protection du parapluie, et laisse l’eau me balayer le crâne. Lorsque je me retourne, je vois que O’Connor a un teint un peu blafard, même s’il ne dit pas un seul mot.
Et Favier reprend, impassible.

« Il n’a pas été tué ici. Il a été transporté. Ils l’ont posé ici, près de la bétonneuse, mais il y avait des ouvriers sur le chantier cette nuit, alors ils ont prit la fuite. On a... »

Il commence à entrer dans les détails de comment ils sont arrivés dans un fourgon noir, qu’ils étudient les caméras de surveillance mais que un témoin peut identifier les plaques d’immatriculation qui seront identifiées au commissariat – en espérant bien sûr que les plaques ou le véhicule lui-même ne soient pas volés ce qui compliquerait l’investigation – ainsi que les empreintes digitales qu’on a pu retrouver sur la bétonneuse – en espérant qu’elles ne se perdent pas au milieu de tous les employés du chantier qui ont pu à un moment ou à un autre s’en approcher, et qu’en plus la pluie a dû pas mal effacer de preuves. À vrai dire j’écoute pas ce qu’il répète de façon calme et docte. Je suis en colère. Je serre les dents.

« C’est un meurtre de gang, les Lee qui ont fait ça.
– Oui. Tu devais te douter de voir ça.
– Putain de merde. »

Je hausse pas la voix. Je me contente de me frotter la mâchoire ouverte. Je prend une grande inspiration. J’ai besoin d’un verre.
Un gang marque les esprits. Leurs exécutions servent à frapper. Un avertissement pour les traîtres ou leurs ennemis. La méthode qu’ils emploient varie, et donne lieu à des comportements parfaitement exotiques et intéressants à étudier en criminologie ; À Bratislav, les petits gangs des bidonvilles ont une tradition qui consiste à enfermer quelqu’un dans des pneus et à l’enflammer vivant, ils appellent ça le « micro-onde ». D’autres ont plutôt recourt au drive-by, où on tue son rival depuis l’habitacle d’une voiture ou un scooter, en s’arrêtant sur le bord de la route quand il traverse ou marche sur un trottoir. Lorsque les Lee en ont après quelqu’un et veulent le faire savoir à tout le monde, ils ont une méthode bien plus simple : La brutalité.
C’est pas difficile. Ce genre de châtiment est normalement réservé à ceux auxquels ils en ont vraiment, genre les traîtres de l’organisation. À plusieurs, ils dressent un guet-apens, encore mieux si c’est en public et en plein jour, et avec des armes blanches, se ruent dessus pour le mettre à terre et le massacrer. Souvent les gens crient, s’enfuient, appellent la police ; Mais même si au final ils s’enfuient, et que par un miracle incroyable leur victime survit, celui-ci sera à jamais marqué psychologiquement et physiquement et il est rare qu’il se présente à nouveau comme une menace pour le gang. Le spectacle est cruel et immonde. En cela, ils ont plutôt bien réussi leur objectif.

« Je comprend pas, fit tout de même Maëlle. Ce genre de meurtre, c’est fait pour marquer, pour afficher… Pourquoi une telle violence, si c’est pour ensuite faire disparaître le corps en le bétonnant ?
– Je… Je suppose que… Que c’était psychologique… Cathartique, pour eux… Plus qu’un avertissement… Je sais pas… Ou alors ils voulaient pas le cacher du tout, et ils l’ont juste déposé sur un chantier… Parce que… Parce qu’il y a personne le soir, et beaucoup de gens le matin…
Ou alors c’était de la torture, et pas une mise à mort. Ça expliquerait qu’il n’ait pas été tué ici. Ils voulaient… Le faire parler. »


J’ai du mal à trouver mes mots. Je marche un peu dans tous les sens, en faisant les cent pas. Puis après un moment de silence que Tsupa respecte, même si elle semble beaucoup trop éreintée et sur les nerfs pour me dire le moindre mot rassurant (Qui sait depuis combien de temps elle est ici?), Favier reprend avec son ton tout aussi docte.

« Nous n’avons pas trouvé de quoi identifier la victime. Son visage a été gravement endommagé et cela ralentira probablement l’investigation, mais on pourra peut-être compter sur les relevés dentaires.
– Oui, ça c’est votre boulot. »


Ils sont marrants les gars de l’UIC. Toujours à parler de leurs fameux gadgets et de toutes les méthodes de criminologie qu’ils emploient. Si je voulais un abonnement à Science & Vie Junior je l’aurais sonné, je sais très bien comment ils bossent pour étudier un cadavre. Et le visage « gravement endommagé » je l’avais remarqué. Le type est troué comme pas permis. Des blessures graves, qu’on a dû donner avec une force bestiale, et à plusieurs. Bien sûr l’autopsie nous le dira, mais ça je suppose que Favier manquera pas de le préciser.

« On pensait que tu… Pourrais peut-être l’identifier. »

Mäelle renifle. Elle doit avoir un début de rhume. Je la regarde, la lèvre un peu retroussée, avant de faire un signe de tête à Aidan.

« T’as accès à des fichiers d’enquête sur les Lee ou des associés suspectés ?
– Pas tous. Certains.
– Regarde sur ta tablette. »


Il s’exécute. C’est beau l’informatique. Dommage que sur son écran plat qu’il tient difficilement d’une main, repliée contre son bras, se retrouve l’équivalent d’années de procédure, d’enquêtes, et de pistes abouties ou non. Devant nous, le gars de la police scientifique nous fait revoir le cadavre, uniquement sa tête au moins, et c’est vraiment difficile, même avec la lueur d’une lampe torche, d’identifier une correspondance. Surtout que le pauvre gars a un teint blafard, le nez arraché par ce qui a dû être un hachoir, les oreilles couvertes de ciment sur lequel on l’a balancé. Je ne connais pas tous les associés criminels de la ville. Mais, obéissant, O’Connor fait passer un par un des visages, issus de photos anthropométriques prises à l’occasion d’une garde à vue. Ça va être dur.
Au bout de dix minute d’un long défilement, j’agite la tête de droite à gauche.

« Non… Non désolé Maëlle. Je suppose que je pourrais mais ça mettra du temps, on le fera au chaud dans un bureau.
Mais… Vos témoins, ils vont commencer des portraits-robots ?

– Bien sûr. »


Le détective Favier me répond ça sèchement. Du genre à vouloir dire : « bien sûr que oui, tu vas pas m’apprendre à faire mon boulot ». Une vraie teigne des homicides. Et puis il ne m’aime pas trop. C’est peut-être lié à mes histoires avec Tsupa ça, encore.

Une longue nuit. Quand je suis rentré chez moi j’ai eu du mal à m’endormir, mais c’est pas la première fois. Allez, je vous la fais en accéléré ? Je vous épargne les détails conséquents de ce que représente réellement une procédure policière, une série d’identification, des recoupements de dossiers ? On est pas dans une série télé ; Rien n’est magique, on a pas des bases de données géantes qui vous retrouvent l’ADN de quelqu’un en une poignée de secondes à partir d’un cheveu microscopique. La science forensique est lente, comme les procureurs et les commandants de police.

C’est une autre affaire dont un autre collègue était chargé qui a fait avancer l’impasse, avant les rapports d’autopsie, la publication de portraits-robots, mais après la recherche numérologique qui n’avait rien donné, les plaques du van ayant été volées il y a deux ans, une astuce bien connue des criminels. L’affaire en question n’a a priori rien à voir : Un braquage d’un convoyeur de fond.
Un truc totalement légal, figurez-vous. Rien qui puisse alerter ou qui soit de quelque façon que ce soit lié au cartel de Tao Lee. Artémis Sécurité, une société cotée en bourse et réputée – excepté pour les quelques scandales dans les médias où certains journalistes d’investigation prétendent qu’Artémis Sécurité serait plus proche d’une société de mercenaires que de vigiles grassouillets qui gardent des centres commerciaux, mais c’est pas mon problème – s’est plaint qu’un de ses convois a été attaqué selon un schéma typique d’un casse. Forcé à l’arrêt par une voiture bélier, plastique pour découper la paroi du véhicule, bombe lacrymogène à l’intérieur, on force les convoyeurs à sortir, on les ligotes, et on sort le fric à l’intérieur. Étonnamment, les « dye pack » qui vont de pair avec tous les billets de frics que les convoyeurs transportent normalement ne se sont pas tous déclenchés, ce qui veut dire que quelqu’un les a trafiqués. Ils ont réussi à sortir une grosse partie de l’argent, pas tout car une bonne partie de la cargaison a sauté, brûlé les billets et aspergé les braqueurs de peinture. Avec le butin qu’ils ont sauvé, conséquent tout de même, ils ont fuit dans une autre voiture, aspergeant avec un extincteur à mousse ceux qu’ils ont abandonné pour effacer toute trace d’ADN, pour ensuite abandonner ce nouveau véhicule, le brûler (Avec leurs vêtements maculés qu’on a retrouvé à l’intérieur, complètement carbonisés), et se volatiliser dans la nature. Ce qui m’a fait tilter quand j’ai discuté de ça autour d’un café avec le collègue, c’est pas les véhicules, l’organisation très appuyée du casse, mais plutôt la provenance du fric que transportait le convoi d’Artémis Sécurité ; Les liquidités d’une bijouterie, d’une imprimerie, et, surtout, du cabaret Russian Roulette.
Quand j’ai entendu le nom, en réalité il l’a dit en deuxième, je l’ai fais répéter, et là tout s’est accéléré. Je suis souvent allé au Russian Roulette. Malheureusement, pas que pour le charme de la propriétaire. Le lieu paraissait absolument légal et dans les règles, et ce malgré toutes les tentatives de mises sur écoutes et de perquisition qu’on a pu faire depuis l’existence de ce cabaret (Qui en réalité étaient très rares ; Je suspecte, sûrement par paranoïa, que pas mal de flics ou de substituts du procureur ont eut la patte graissée quand ils se sont approchés du cabaret). Pourtant on savait que des types qui finissaient avec une mise en examen pour bande organisée liée aux Lee étaient souvent habitués des lieux. Juridiquement, ça veut rien dire. Policièrement, ça veut tout dire. Malheureusement, comme nous les policiers n’avons pas encore le droit de foutre qui nous voulons en prison, on s’est contenté de mettre le Russian Roulette comme observation particulière, mais c’est loin d’être le seul lieu dans cette putain de ville. Seulement voilà. Mon instinct de flic est arrivé, et alors on a observé la plainte officielle qui a été déposée par le Russian Roulette, SARL qui paye ses impôts à l’État, en même temps que Artémis Sécurité. En plus de la plainte pour le vol, le Russian Roulette émettait un avis d’abandon de poste d’un de ses employés, pour des nécessités de sécurité sociale et de déclaration de travail. Et ça, ça c’était bizarre.
J’ai remercié le collègue et je suis allé chercher le nom de l’employé en hurlant à O’Connor qui était à l’autre bout de l’étage de la criminelle. On a retrouvé le dossier de Lin Leji. On l’a comparé aux photos de son pauvre cadavre massacré et laissé dans l’eau et le béton. On a trouvé qu’il était employé comme videur au Russian Roulette, qu’il était multirécidiviste pour des faits d’agression (Il avait un peu la main lourde pour virer des gens du cabaret) et pour des problèmes administratifs avec son port d’armes. Il a fait de la prison, deux fois, mais sa sortie de prison remontait à avant que le Russian Roulette n’ouvre. Il a fait partie des Lee, mais son allégeance actuelle était inconnue. Puisqu’il n’a pas été tué en prison, ça semblait évident qu’il l’était toujours.
Comment un type comme Lin peut avoir disparu le même jour que le vol du convoi ? Il était présent ? Il le suivait en voiture ? Pourtant, sur les lieux du braquage, on n’a pas trouvé d’autres véhicules, sauf celui qui a servi à charger le convoi. C’était louche. J’ai pris le téléphone, j’ai appelé Tsupa, et après de la paperasse administrative, on a déclaré poursuivre l’enquête dans cette direction.

Ce qui nous amène à ce soir.

***

Début de soirée. Y a du beau monde. Il y a souvent du beau monde au Russian Roulette, si par beau vous entendez le genre de personne qui aime aller au cabaret. C’est un de ces divertissements que je n’apprécie que modérément, malgré la fascination toute humaine pour les paillettes et les jolies filles. Deux voitures banalisées de police s’arrêtent, et en sortent quatre fonctionnaires de police ; Moi, O’Connor, Favier, Tsupa. En habits civils, avec nos brassards orangés marqués « police » sur le bras. On s’est même pas fait beau pour bien transparaître dans l’environnement. Je me suis pas rasé depuis un moment, et je porte, sous mon gros imperméable mouillé par l’averse qui recommence à tomber après une journée d’accalmie, une chemise grise froissée et une cravate bleu rayée de très mauvais goût. Au moins je suis plus élégant que Favier qui s’est ramené en jogging, mais moins que O’Connor qui est le seul à porter des pantalons de costume au boulot. Un jour il va se salir au boulot ça lui ôtera l’idée, on a pas la même vision du bien-paraître quand un clodo vomi sur vos pompes.

On grimpe les marches de l’entrée du cabaret. Le garde à l’entrée, une grosse armoire à glace plus haut et plus musclé que moi, porte sa main sur son oreillette et dit quelque chose que je n’entend pas. Alors que j’arrive près de lui, d’un ton lassé, il m’alpague.

« Bonsoir lieutenant Drax.
– Salut Caleb, on entre.
– Si vous me promettez d’être discret et de ne pas faire un scandale je n’aurai pas à vous ralentir en demandant à voir vos cartes de police, lieutenant.
– Je serai sage. Promis. »


Je lui dis ça avec le ton le plus froid que je puisse faire. Il décide alors de poliment me montrer l’entrée du plat de la main. Je suis venu ici assez de fois pour être presque un habitué des lieux, et pourtant je paye pas un centime. Mes trois collègues me suivent d’un pas bien plus hésitant, mais à la même vitesse. On se retrouve vite au milieu de la déco rococo, mais comme j’ai promis à Caleb, je reste discret. On ne va pas au milieu du restaurant, où il y a des convives qui regardent les prestations, pour crier « Police » et déranger tout le monde. Je pourrais me faire un trip comme ça, mais vous savez, dans la police on apprend à faire les compromis et à se montre sympathique quand il faut. Dans l’ombre de l’entrée, près de la réception, on attend, moi tout droit et les mains dans le dos, comme quatre ombres sur un perron de porte. Tsupa peut pas s’empêcher de faire une remarque :

« Un club de striptease et un flic… Je sais comment on appelle ça : Une récurrence scénaristique.
– C’est pas un club de striptease, c’est un cabaret, je corrige sans trop y mettre de cœur.
– C’est quoi la différence, à part la musique ? »

Je lève les yeux au ciel une fraction de seconde. Une femme sort de derrière les rideaux et se met à chanter. Je croise les bras et soupire un peu du nez. La revoilà. La vipère. La voir est toujours d’une pesanteur toute particulière, agréable mais étouffante, comme un bon verre d’eau-de-vie qui fait baver mais que vous savez que vous aurez la gueule de bois pour deux jours si vous le prenez.

« C’est elle qu’on vient voir. Attend qu’elle finisse et on la rejoindra dans les coulisses. »
Dim 29 Juil - 23:30
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L’atmosphère de la salle était différente. Certains semblaient comprendre les paroles de la chanteuse et leurs joues se teintaient de rouge. Aussi bien chez les hommes que chez les femmes d’ailleurs. Anastazia joua avec ses cheveux en les mettant sur le côté tout en continuant sa danse et son chant. Elle croisa le regard d’une personne qu’elle connaissait que trop bien et ses yeux s’illuminèrent d’une étrange lueur. Dans une pause de la chanson, ses demoiselles entamant un chœur en répétitions sur le refrain tandis que la demoiselle descendit de la scène et passa entre les tables.

Non sans fan service, elle s’arrêtait de temps en temps près d’un homme ou d’une femme et faisait une petite danse où jouait avec les vêtements de la cible. Puis elle arriva en face du lieutenant Drax et croisa ses bras sur son torse en écartant légèrement les jambes pour bien s’ancrer sur le sol, dévoilant ainsi entièrement ses portes jarretelles. Elle sourit de manière provocatrice et balança doucement sa tête sur le côté en reprenant la chanson. Elle alla sa coller à l’homme et descendit en douceur avant de se relever et de se mettre dos à lui. Ensuite, elle appuya son bassin contre celui de l’homme et se releva pour coller son dos à son torse, son visage à quelques mètres de celui d’Anton.

Un nouveau sourire taquin apparut sur ses lèvres, tandis qu’elle s’avançait pour se détacher du corps. Elle lui fit un clin d’œil et lui envoya un baiser, avant de repasser de nouveau vers les tables. Là, elle s’arrêta sur l’une d’elle et s’assit dessus en croisant une jambe au-dessus de l’autre. Elle passa un doigt en dessous du menton de l’homme assis à celle-ci et s’approcha comme s’il allait l’embrasser. Son regard s’attarda sur Anton et son sourire s’élargit tandis qu’elle se recula brusquement pour retourner sur la scène retrouver les autres danseuses.

La musique commença à s’amenuiser et Anastazia finit la chanson en disparaissant de nouveau derrière le rideau. Elle souffla et prit la bouteille qu’on lui tendit pour boire une grande gorgée. Elle annonça qu’elle allait être occupé et sorti de l’entrée des backstage pour faire signe à un serveur d’amener Anton et ses collègues dans son bureau.

Elle alla en attendant prendre sa serviette dans sa loge et s’attacha les cheveux en une haute queue de cheval dans sa loge. Elle décida par la même occasion de se changer et elle mit un pantalon noir ample au niveau du bas et une chemise blanche a rayure noire. Elle se regarda dans le miroir et sourit avant de sortir de la loge.

Elle se dirigea ainsi vers l’escalier qu’elle monta, ses talons claquant contre les marches. Elle demanda à Shang, un de ses employés, un cocktail fruits rouge et elle continua ensuite de monter pour atteindre son bureau. Prenant sa clé, elle la mit dans la serrure et entra dans la salle vide. Elle prépara plusieurs verres avec deux bouteilles d’eau et alla ouvrir la fenêtre pour laisser entrer l’air frais dans la pièce. Elle s’assit ensuite sur la chaise de son bureau et elle les attendit patiemment en rangeant deux-trois feuilles dans ses tiroirs.

Quand elle les vit arriver, elle se leva et leur serra la main avant de leur proposer les canapés d’une voix tendre. Elle retourna s’asseoir et regarda Shang lui ramener son cocktail. Elle trempa ses lèvres dedans avant de se les lécher de sa langue, les regardant et particulièrement le lieutenant Anton.

« Hé bien lieutenant. Que me vaut votre agréable visite en cette soirée ? »

Elle taquine ? Pas du tout… Juste un peu. Elle adorait embêter et déstabiliser le lieutenant à chacune de ses venues. Après tout, ils avaient un passé en commun ensemble qu’ils ne pouvaient renier. De toute façon, Anya ne voulait pas le renier, elle avait passé de bons moments avec le policier. Dire le contraire serait mentir.

Lun 30 Juil - 13:32
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Gros yeux. Sifflement. Maëlle ne peut pas s’empêcher de grogner quelque chose de sa voix rauque, juste après la fin du spectacle et les applaudissements des convives.

« Putain de merde. Et tu prétends que c’est plus classieux qu’une boîte à partouze ? Je comprend pourquoi les gars du banditisme se foutent en planque ici, content de voir à quoi sert le budget de votre division.
– Non, les gars en planque ils attendent à l’extérieur. Ça serait trop coûteux à la longue pour le budget des opérations courantes. »


Elle fait un petit signe de tête, mais pas son rictus mauvais habituel quand j’arrive à la faire rire. Je dois trouver mieux pour faire mouche. En tout cas ça a eu le mérite de l’énerver, ce spectacle. Elle n’est pas réellement une fine psychologue lorsqu’on ne lui demande pas de l’être, et elle a des opinions bien arrêtées sur tout ce qui touche aux femmes et aux hommes qui les regardent. Je ne lui en veux pas ; En plus d’être elle même une femme, elle a passé huit ans dans la répression du proxénétisme avant de rejoindre la criminelle. J’ai un peu les mêmes réflexes qu’elle, mais moi c’est quand je vois des dealers. On peut plus me proposer un joint sans que avoir des envies de meurtre.

« Tu me laisses lui parler ? L’homicide est prioritaire.
– Si tu le dis. Je vous fais confiance pour avoir lu mon dossier. »

Je dis ça en mettant les mains sur mes flancs et en tournant la tête pour regarder Favier. Il se contente d’agiter la tête de haut en bas.
Le videur de l’entrée revint nous voir et nous demanda de le suivre. Il tenta, autant que possible, de nous faire discret. Mais voilà, des têtes se tournèrent bien pour voir quatre condés bien visibles traverser la salle pour aller jusqu’aux coulisses. Quelques-uns d’entre eux se levèrent et commencèrent à prendre leurs affaires pour sortir. Sûrement pas le genre de personnes à apprécier la vue de fonctionnaires dépositaires de l’ordre public.

Je connaissais le chemin et les lieux. Aussi je ne m’attardais pas trop, contrairement aux gens derrière moi, sur l’affluence commune d’un backstage de cabaret, avec des filles qui courent partout pour changer leurs tenues avant le prochain numéro. On reste professionnel et dans l’ombre du gorille devant moi, jusqu’à ce qu’enfin on accède à la loge. On se presse un par un, Maëlle me coupant la voie pour passer devant moi. Elle appréciait tout faire dans les règles, aussi elle se dépêcha de sortir sa carte de police. Même si Anya s’adressait à moi en nous voyant arriver, elle répondit à ma place.

« Lieutenant Maëlle Tsupa, CCPD. »

Je levais mon porte-feuille ouvert pour montrer ma carte une fraction de seconde. Favier et O’Connor suivaient juste après, comme si c’était un défilé de mode et qu’il fallait montrer qui avait la plus belle gueule sur nos cartes. Au moins on pouvait pas nous accuser d’avoir un non-flic qui se faisait passer pour un avec un brassard qu’il porte illégalement sur le bras ; C’est pas irréaliste, ça s’est déjà observé, vous avez qu’à lire les infos. Pendant qu’on faisait ça à tour de rôle, Maëlle commença à parler, sur un ton martial et avec sa voix rauque.

« Nous venons pour vous parler d’un de vos employés, Lin Leji. »

Est-ce que ça sert de préciser qu’il a été convoqué pour une procédure disciplinaire parce qu’il est en abandon de poste ? Ça serait l’occasion pour elle de faire une de ses blagues d’un humour noir parfaitement douteux, comme elle sait faire. J’imagine déjà Maëlle dire avec son ton calme bien habituel : « bonne nouvelle, vous n’aurez pas à payer de dommages et intérêts pour son licenciement ». Malheureusement, comme c’est une info qui a été obtenue pas très légalement et uniquement parce que on met le cabaret sous observation, elle a le bon goût de retenir cette plaisanterie, peut-être qu’elle le mettra en bonus dans le futur DVD de son spectacle, les meilleures vannes de scènes de crimes du CCPD.
Maëlle reste silencieuse, le temps que Anya manifeste son intérêt et demande qu’est-ce qu’on lui veut. Seulement ensuite, elle répond :

« On a retrouvé son corps sur un chantier. Il a été identifié par sa famille et par correspondance dentaire. Je vais vous montrer pourquoi. »

En même temps qu’elle dit ça, Denis Favier a sorti sa petite tablette informatique de flic et a pianoté dessus pour faire défiler les images de la scène de crime. Il tend alors la tablette vers Anya, pour qu’elle puisse bien observer. Moi, ce que je regarde, c’est Anya elle même. J’essaye de détecter un tic, une micro-réaction qui me servira.

« Depuis combien de temps est-il disparu ? Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois ? »
Lun 30 Juil - 14:52
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Jouant avec une mèche de cheveux, Anya écoutait d’une oreille distraite Maëlle. Soit elle n’avait pas accepté le spectacle, soit elle n’avait pas apprécié le petit jeu avec Anton. L’un comme l’autre, elle s’en fichait. Soupirant même d’une façon lassée. Elle regarda Anton, puis les autres personnes présentes, avant de regarder Maëlle comme un lion regarderait un lapin. Elle se leva gracieusement de son siège et bougea de façon à s’asseoir devant son bureau et de mettre une jambe au-dessus de l’autre en regardant la tablette, avant de la rendre.

« Oui, je suis bien au courant de sa non présence voyez-vous ! »

Elle dit cela quelques peu froidement, prenant son masque de supériorité. Elle n'avait pas apprécié que cette Maëlle Tsupa parle à la place d'Anton à qui elle s'adressait. Son regard s’assombrit tandis que son sourire s’était évanouit. Jusqu’à ce qu’un sourire mauvais apparaisse sur ses lèvres.

« Enfin, vous devez déjà être au courant n’est-ce pas ? Shang ! Fais entrer la surprise au policier. »

Shang entra donc avec les micros et autres outils que la police avait fait poser chez elle. En effet, après un changement entier de mobilier et de papier peint, les employés avait trouvé plusieurs de ces petits objets dans différentes salles. Elle regarda chacun des policiers, avant de regarder Maëlle. Elle se leva et s’approcha d’elle, la dépassant de plusieurs centimètres. Si bien qu’elle dû baisser le regard – pour son plus grand plaisir- afin de la regarder. Elle croisa ses bras sur sa poitrine, la relevant par la même occasion, avant de relever la tête en signe de supériorité. Elle était énervée, mais gardait sa prestance et sa grâce dans chacun de ses mouvements, ainsi que son calme.

« Si je me souviens bien, à chaque fois que vous êtes venus… » elle s’éloigna et s’avança vers la petite table basse « … J’ai toujours fait preuve de coopération et pourtant… » Elle empoigna l’un des micros abimés qu’elle brisa dans sa main entre ses ongles. « … voici comment on me remercie ! »

Elle se tourna doucement vers Maëlle, ses cheveux fouettant faiblement l’air en suivant le mouvement, tandis qu’elle lâcha les morceaux de micro pour qu’ils tombent sur le reste des micros en petit cliquetis.

« Vous pensiez vraiment que je ne remarquerais pas ? Laissez-moi continuer s'il vous plaît... »

L’atmosphère était pourtant toujours calme. Anastazia montrait plus de la tristesse que de la colère désormais. Elle s’avança de façon vers Maëlle et la regarda de haut en bas.

« Voilà donc à quoi est réduite la police ? » Elle soupira « Je vous pensais plus... intelligent. Donc comprenez-moi. Vous êtes venu à plusieurs reprise, j'ai toujours fais en sorte de bien vous recevoir et j'ai toujours coopérer. Je vous ai donné les papiers que vous désiriez sans mandat alors que j'aurai pu le faire. Je vous faisais confiance... »

Elle retourna s’asseoir derrière son bureau. Elle inspira et souffla, avant de regarder Maëlle d'une façon un peu plus neutre. Elle avait gardé un ton calme tout du long. Anya savait comment parler et comment se montrer imposante et pourtant, elle ne l'avait pas fait. Pourtant, on lui avait apprit tout cela et elle devait avouer que cela servait beaucoup. Surtout dans ce genre de situation. Hors là, elle avait décidé de jouer la carte de la personne trahi par les personnes en qui -ou plutôt la personne- elle avait confiance. Elle posa ses coudes sur le bureau et posa son menton sur ses mains jointes avec un sourire doux sur les lèvres.

« Enfin, je vais quand même être coopérative, afin de montrez que je ne suis pas comme vous. »

Elle soupira une nouvelle fois, avant de prendre un dossier et de le tendre à la police. C'était celui de Lin avec son emploi du temps et les documents qu'elle avait de lui.

« Je l’ai vu pour la dernière fois samedi, donc depuis samedi. Vu qu’il devait travailler dimanche. Il devait aller avec les convoyeurs déposer de l’argent. Je n’ai pas confiance en eux. Je pense que vous savez déjà que j’ai signalé sa disparition et du vol d’argent, vu qu’il n’a pas été en banque et que je ne l’ai pas ici. »

Elle prit son verre entre ses doigts et bu une gorgée de son cocktail, avant de montrer les bouteilles d’eau sur la table basse.

« Servez-vous, je vous en prie. Elles n’ont pas été ouvertes et ne sont pas empoisonnées. »

Elle jeta un regard à Anton afin de montrer sa déception. Elle ferma les yeux et reporta son attention vers Maëlle.

« D’autres questions ? Mademoiselle Tsupa. »
Lun 30 Juil - 15:26
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Maëlle reste fixe, une main dans la poche de son jean, une autre tenant toujours sa carte de police, le bras branlant le long de son corps. Elle lève un petit sourcil quand elle voit Anya sortir des micros. Moi mon réflexe, c’est de tourner la tête vers mon collègue, Aidan O’Connor ; Le roux en costard me regarde la bouche ouverte, avant de hausser les épaules. Il a la même idée que moi.
C’est pas les notre.

Il n’empêche que la grande envolée lyrique de la taulière du lieu ne fait même pas tressaillir Maëlle. Des années à devoir confronter des proxénètes glauques, vous pensez que c’est ça qui va la mettre mal à l’aise ? Une fois que le silence est revenu dans la pièce, elle se contente de répondre, en bougeant à peine les lèvres, et toujours avec sa voix rauque bien peu féminine :

« Du calme madame. Je vous en ai juste posée une. »

Denis Favier reprend sa tablette et commence à pianoter dessus. Sûrement qu’il prend quelques notes sur son traitement de texte à lui.

« Si vous le permettez on est pas venus ici pour repartir avec des emballages cadeaux de votre cabaret, tout « non empoisonnés » qu’ils sont, continua le lieutenant en faisant un signe de tête dédaigneux, du bout de son nez, vers les petites bouteilles d’eau prévues spécialement pour nous. Et si vous suspectez le département de police de Cybercity de mener des écoutes illégales, je vous demanderai de porter plainte auprès du défenseur des droits. C’est pas mon problème.
Reprenons. »


Je prenais une grande inspiration nasale, qui me fit bomber le torse. Moi qui pensait pouvoir m’asseoir sur le canapé et en parler tranquillement. Maëlle avait décidé d’être d’attaque. Et je comprenais pourquoi. En observant Udinov lorsque le détective Favier lui montra les photographies de la scène de crime, celles qui avaient eut le mérite d’augmenter mon rythme cardiaque, je n’avais pas décelé quoi que ce soit qui ressemble à du dégoût. Déjà une note un peu suspecte qui me fit tilter.

« Je suis au courant pour la perte de votre argent. Ce n’est pas mon enquête, elle a été confiée à la répression du banditisme.
– Vous n’êtes pas la seule lésée
, je repris derrière. La société Artémis Sécurité est la principale plaignante dans cette affaire. Elle devrait de toute façon vous rembourser l’argent que vous avez perdu. Cependant il y a quelques détails dans l’organisation de ce braquage qui nous interpellent. Notamment-
– Lorsque vous dites qu’il a accompagné les convoyeurs, me coupa-t-elle subitement, que voulez-vous dire ? Est-ce qu’il a suivi leur convoi dans son propre véhicule ? Est-ce qu’avant cela il les a aidés à déplacer l’argent et le charger dans le convoi ? Était-il habituel que ce soit lui qui soit en charge de déplacer les billets de votre cabaret ? »
Lun 30 Juil - 17:27
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Des questions et toujours des questions. Elle ne réagit que peu aux phrases de Maëlle en fermant les yeux et baillant en portant une main devant ses lèvres. Elle la regarda ensuite déblatérer ses paroles typiques de flics, avant de regarder le plafond qui semblait bien plus intéressant. Ah, la peinture était d’ailleurs mal faite au niveau des coin, elle devrait en toucher deux mots à la société. Puis, la voix d’Anton retentit et elle baissa la tête pour le regarder. Elle haussa un sourcil avant de regarder Maëlle un rictus moqueur sur les lèvres.

« Hé bien lieutenant Drax, vous vous faites dominer à ce que je vois… »

Elle rigola légèrement, avant de regarder de nouveau Maëlle. Elle se leva et murmura quelque chose à Shang qui reprit les micros et partit. Elle ferma la porte et décida donc de ranger les bouteilles, vu qu’ils n’en voulaient pas. Ainsi que les verres. Puis elle retourna à son bureau et finit son cocktail en répondant à Maëlle.

« Il me semble qu’ils montent directement dans le convoi. Ce n’est pas moi qui m’occupe de cela mais Yan qui s’occupe de la sécurité au sous-sol. Normalement c’est lui qui s’occupe de l’argent, mais disons que Lin a été quelques peu pistonné pour ce poste. Cela fait six mois qu’il est avec nous et qu’il travaillait avec Yan. Ce dernier n’était pas bien la semaine dernière alors Lin y est allé. Grossière erreur apparemment… »

Semblant désormais fatigué, Anya se passa la main sur le front avant de soupirer une nouvelle fois. Elle inspira et tapota légèrement sur le bureau, avant de prendre un autre dossier qu’elle feuilleta. Elle prit quelques feuilles qu’elle leur donna. Ceux-ci comprenaient l’emploi du temps des convoyeurs avec leur itinéraires et les personnes qui allaient avec eux.

« Je tiens à ce qu’ils soient accompagnés par l’un des miens… Cela me rassure et normalement, vu que c’est Yan, j’ai une totale confiance en lui. Je n’ai été informé que du jour même du changement. En effet, si j’avais su plus tôt, j’y serais allé moi-même. »


Elle ne dit pas ce qui en découlerait de la disparition de l’argent, il n’était pas bien difficile de le savoir. Elle faisait partie des Lee et les Lee n’acceptaient pas l’échec. Elle n’avait pas peur de la torture ou de la mort, mais quand même. Elle voulait éviter de se retrouver à la place de Lin ou de toute autre victime des Lee.

Bien qu’elle trouvât cela bizarre de ne pas avoir eu de remonter par rapport à cela. Certes, elle c’était occupé du traitre qui l’avait volé, mais les Lee aimaient bien les avertissements et elle n’en avait toujours pas eu pour le moment. Elle trouvait cela d’ailleurs très louche…. Elle mit l’ongle de sa bouche entre ses dents en y réfléchissant. Les représailles devraient bientôt arrivé et elle devait se préparer pour cela… Elle jeta un coup d’œil à Anton, avant de le détourner et de le reporter sur Maëlle en reprenant constance.
Lun 30 Juil - 17:56
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L’explication de leur organisation pour le convoi me fit écarquiller les yeux. J’avais peine à croire à ce récit. Ça me semblait tellement peu réaliste. Je commençais soudain à me dire qu’Udinov n’avait pas autant de qualités pour mener son cabaret que pour se dandiner et chanter devant une foule, mais montrer une telle incompétence de sa part quant au transport de l’argent était choquant. Faut croire que c’était étonnant qu’un braquage soit pas arrivé plus tôt. Elle avait l’itinéraire du fourgon – putain, pourquoi une société cotée en bourse et réputé donnerait ses itinéraires censés justement être le plus discret possible ? C’était pas possible, ça devait être des imposteurs, un plan élaboré avec des déguisements, ou bien ils avaient donné un faux plan pour la calmer parce qu’elle tapait du pied en disant qu’elle refusait de contracter avec eux sans cette information, mais ça aurait été une honte professionnelle qui leur aurait valu un procès.
Sérieux. Elle est plus rassurée qu’un videur ex-taulard garde son argent, plutôt qu’une société avec un capital qui se chiffre à plusieurs centaines de millions, avec des salariés qui ont une carte d’identité, qui sont armés et qui ont un fourgon blindé ? Je serais pas étonné que la quantité qui ait été volée dans le fourgon, après une soustraction, soit pile le nombre que le Russian Roulette a mit dedans, sans les liquidités de l’imprimeur et de la bijouterie ; C'est un de ses salariés qui a désactivé les dye pack. J’y crois pas.

« Vous me pardonnerez madame Udinov, mais ou bien c’est un faux ou bien il y a un sacré problème d’incompétence de la part de quelqu'un dans cette affaire. »

Tsupa met ses mains sur ses hanches et tourne à moitié son corps pour me regarder.

« Comment avez-vous réussi à convaincre une société qui s’occupe du transport de fond de milliers d’établissements à travers Cybercity, de la supérette du coin aux coffres de banques, à laisser monter un de vos videurs de cabaret dans leur fourgon de leur société pour protéger de l’argent dont vous n’aviez pas la garde exclusive ?
Vous êtes sûr que l’employé qui s’occupe du transport de votre fric vous mène pas en bateau ? »


Tsupa claqua la langue. Ça se voyait qu’elle perdait patience.

« Je veux interroger vos employés, surtout vos videurs. Avoir accès à vos enregistrements de surveillance, surtout du coffre du jour du braquage. Je souhaite une copie de cet itinéraire et de ce planning, afin que je puisse les transmettre à Artémis et voir ce qu’ils en disent. Vous coopérerez ? »
Lun 30 Juil - 18:16
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Elle se pinça le nez. Qu’est-ce qu’elle pouvait répondre à cela. La vérité était qu’elle s’occupait surtout des spectacles et de l’approvisionnement en boissons et en nourriture, ainsi que des réservations. C’était Yan qui s’occupait des finances. Elle jura en silence, avant de prendre son téléphone et d’envoyer plusieurs messages.

Elle regarda Drax qui avait désormais pris la parole et posait encore plus de question. Finalement, elle préférait peut-être Maëlle au final. Anton était doué pour un tout autre genre de situation… Elle sourit, avant de regarder Maëlle qui venait de reprendre la parole. Non finalement, elle ne préférait pas.

Elle reprit une partie des documents avant de les photocopier pour les lui redonner. Elle regarda les réponses aux messages. Avant de regarder vers Maëlle. Elle se releva et marcha vers la porte qu’elle ouvrit.

« Cela se fera en bas. Suivez-moi. Shang a remplacé Yan qui est le seul autre videur. »

Elle descendit et décida de se détacher les cheveux. Elle marchait à un rythme régulier, sa main posée sur le mur afin de se maintenir. Elle passa ensuite un long couloir en passant devant les loges. Elle arriva devant une porte et elle toqua d’abord une fois, puis trois fois et enfin deux fois. La porte s’ouvrit sur Yan et Shang qui les laissèrent entrer. Anastazia s’avança et montra Yan de la main.

« Voici Yan. Yan, répond à leurs questions s’il te plaît et rapidement… La nuit est déjà bien avancée. Vous pouvez aussi interroger Shang, je vais prendre sa place. »

Yan acquiesça et il alla dans une salle avec l’un des lieutenants pour répondre à ses questions. Anya s’installa sur la chaise et regarda les caméras. Elle glissa la chaise vers un tiroirs qu’elle ouvrit et elle prit une carte mémoire qu’elle tendit auprès des policiers.

« Voici la carte mémoire de la journée de samedi et de dimanche. Sachez que c’est Yan qui s’occupe de tout cela. Je m’occupe juste de la gestion, des boissons, de la nourriture, de l’animation et de la déco. La sécurité et la finance est occupé par Yan. Je ne peux pas être partout. »


Elle fit un signe à Shang qui partit et revint avec un verre d’eau et deux cachets. Elle les avala et regarda les trois autres flics en leur signalant que c’est juste pour le mal de tête. Elle regarda Shang aussi qui alla dans une autre salle.

« Shang va aussi répondre à vos questions si vous désirez. Moi, je dois travailler, sauf si vous avez besoin de moi… »

Elle se retourna vers les caméras qu’elle surveilla en mettant un micro afin de prévenir la sécurité si besoin.

---- Salle avec Yan ----

Yan s’assit à une table et regarda la personne qui allait interroger en souriant.

--- Salle avec Shang ---

Shang resta contre le mur, ses mains dans les poches tandis qu’il rongeait un cure dent.

Lun 30 Juil - 18:48
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Les choses accélèrent. La coopération d’Udinov n’a rien d’étonnant ; Elle est lésée dans cette affaire. Même si Artémis a assuré son argent et va lui rembourser la somme qui était dans le fourgon, je crois qu’elle vient juste de se rendre compte du dysfonctionnement parmi ses employés. Il y a ou bien un incompétent, ou bien un menteur, deux options qui ne doivent pas tellement lui permettre de dormir sur ses deux oreilles.
Malheureusement, l’agitation ne semble pas être au goût de Tsupa. Avant que nous descendions, elle coupe ma trajectoire à m’alpague, à voix mi-basse.

« Ton collègue qui bosse sur l’affaire du fourgon, il est en service ?
– À cette heure ? Je ne sais pas… Peut-être les gars de son équipe, lui-même je ne sais pas.
– Appelle-le ici. Je vais moi-même faire venir du monde. Je suis venue résoudre une affaire de meurtre, j’aimerais bien que la priorité soit donnée à Lin Leji.
– Mais t’auras aucune objection de ma part. »

Elle reste silencieuse, en me regardant dédaigneusement. Puis elle tourne les talons et descend pour suivre Udinov, tandis que je sors mon portable pour commencer à pianoter et envoyer un message fort laconique à mon collègue en charge du braquage du fourgon, juste afin de voir si il est éveillé ou hors-service, seulement après je reprends ma route.
Il apparaît que la mort de Leji est sans doute liée à ce braquage. C’est en tout cas la piste la plus fraîche, et, le temps que nous la remontions, la plus sérieuse ; En était-il complice ? A-t-il été tué par le commando pour récupérer sa part ? Ou bien peut-être est-ce l’un des salariés qui est responsable, et qui a cherché à le faire taire ? Peut-être même un mélange de ces solutions. Le tout était encore assez nébuleux dans ma tête. Mais je savais pourquoi j’étais là. Personne, pas même un ex-taulard comme Lin Leji, ne mérite d’être égorgé et balancé sur du béton en pleine nuit.

Les vidéos de surveillance nous sont accordées bien gracieusement. C’est Aidan O’Connor qui prend le stick mémoire. Je lui fais un petit signe de tête avant de lui préciser :

« On traitera de ces informations au JB, mais on laissera le lieutenant Karamazov transmettre cette histoire de plan de route et de planning des convoyeurs à Artémis ; Je ne voudrais pas qu’il croie qu’on lui vole son dossier.

– En effet lieutenant, c’est une sage décision le connaissant. »


Karamazov était un homme petit, frêle physiquement et se plaignant souvent de mal de peau. Pourtant, il compensait son apparence affable par une bien forte personnalité ; Il avait beau avoir un physique d’allumette, je savais qu’il pouvait vite pourrir la vie de ceux qu’il jugeait l’avoir vexé. D’ailleurs, en parlant de lui, je senti mon portable vibrer dans la poche de mon jean, et le jeune lieutenant déclara qu’il ne voulait pas qu’on touche à quoi que ce soit et qu’il arrivait avec son équipe. Bien sûr le temps qu’il rameute tout le monde et leur matos, il y en aurait pour près d’une heure, aussi j’étais bien décidé à ne pas perdre de temps pour interroger les deux employés ; Après tout, j’étais ici pour une histoire de banditisme, et Tsupa pour une histoire d’homicide, le problème quand on créée plein de sections super spécialisées dans leur giron c’est qu’on se marche sur les pieds et que le premier arrivé sera le premier servi.

« Je n’en ai pas terminé avec vous, madame Udinov. J’ai encore quelques questions à vous poser.
– Nous pourrions donner des convocations pour poser des dépositions, lieutenant Tsupa, suggéra soudainement son docte collègue Favier.
– Certes. Vous êtes en droit de ne pas répondre à mes questions, mais je vous convoquerai ultérieurement au Justice Building.
Autrement, est-ce que Lin Leji avait des affaires ici ? Des effets personnels ? Un casier qui n’a pas été ouvert ? »


Je rangeais mon portable dans la poche de mon jean. Je m’éclipsais avec Aidan, sans pour autant le faire de façon discrète, puisque je m’assurais bien que Tsupa et Favier me regardaient aller voir les deux videurs qui étaient partis dans une autre pièce. Non pas que nous allions faire un interrogatoire sauvage, mais fallait faire les choses dans les règles pour éviter de recevoir des procès pour vice de procédure.

« Messieurs. Est-ce que je peux voir vos cartes d’identité ? Vos noms, vos adresses ? »
Mar 31 Juil - 23:52
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Deux envies se bousculaient à l’intérieur de la jeune femme : la première était de les envoyer valser purement et simplement en leur disant d’aller se faire foutre comme elle aimait si bien le faire ! L’autre était de rester aimable et sociable. Au final, elle resta cordiale, mais dieu qu’elle avait envie de buter cette Tsupa !! Elle ne l’aimait définitivement pas avec ses airs de « m’as-tu vu » et de grand chef supérieur. Fermant les yeux un instant, elle soupira en les rouvrant pour les porter sur les caméras. Elle activa le micro et prévint Caleb d’une activité suspecte à la table 7, pour reporter son attention sur la femme d’un air las.

« Ses affaires sont dans le casier 3 derrière vous. Vous aurez toutes vos réponses dedans. Si vous en avez. Lin était un homme très mystérieux et peu bavard.  »

Elle étouffa un bâillement en tournant une nouvelle fois son regard vers les caméras, regardant Caleb jeter dehors les deux hommes qui avaient commencé à peloter ses employées. Ils voulaient coucher, ils allaient ailleurs. C’était un cabaret à thème ici, pas une maison close. Sérieusement…. Bon, elle disait cela, mais elle pouvait parler vu ce qu’elle faisait ici… Avec une certaine personne d’ailleurs qui avait fui dans une autre salle en la laissant avec le casse-pied de service.

« Vous avez beaucoup de questions encore ? J’ai deux membres en moins et j’ai du travail… Ce n’est pas contre vous hein, mais grâce à vos multiples venues, j’ai pris du retard sur pas mal de dossier… Et non je n’ai pas envie d’être convoqué ultérieurement. »

Elle soupira de nouveau, bruyamment cette fois-ci. Ses yeux ne se portaient plus sur la police, tentant de faire le boulot que devait faire Yan qui était interrogé. Elle rajusta son choker en déglutissant légèrement, avant de caresser le tissu en silence.

D’ailleurs, ce dernier avait tendu sa carte d’identité, suivi par Shang ensuite. Les deux regardèrent tour à tour les deux inspecteurs et Shang, qui était adossé, s’avança pour s’approcher de Drax. Les mains dans les poches, il approcha les lèvres de l’oreille de ce dernier, pour ensuite sourire de manière mauvaise en lui soufflant de façon que seul lui entende.

« D’abord vous vous tapez notre patronne et maintenant vous essayez de la coffrer ? Vous êtes vraiment une pourriture… ‘inspecteur’»

Il se recula et retourna à sa place initiale, avant de regarder Yan qui haussa les sourcils. Pour simple réponse, l’asiatique aux cheveux longs haussa les épaules, avant de sourire, de se racler la gorge et de parler à Aidan :

«Nos noms et adresse sont sur la carte avec notre photo. Vous savez lire ? Alors lisez.»

Oui, il n’avait pas envie de coopérer. Il n’était là seulement à la suite de la demande de sa boss. Tout ce qu’il voulait c’était continuer son job. Ah, quelle plaie.

Dim 5 Aoû - 18:17
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Maëlle Tsupa fait un petit signe de tête à son sidekick. Le détective Favier lui murmure quelque chose que j’entends pas et s’éloigner, probablement à la recherche du fameux casier numéro 3 que l’on vient de lui indiquer. Il s’éloigne pour aller le fouiller.
Sa supérieure, elle, reste occupée avec Anya. C’est compréhensible ; Elle aime quand les gens sont coopératifs. Ses années de flic lui ont bien appris que la coopération des gens en face n’est absolument pas une nécessité à son travail, mais comme tout le monde elle préfère quand son job lui demande le moins de temps possible, et qu’elle n’a pas à écarter les entraves plus-ou-moins diplomatiquement à chaque détour de phrase. Aussi, elle se contente à la réflexion de la taulière de serrer les dents et de prendre une grande inspiration nasale qui gonfle son torse.

« Madame Udinov, je compatis, ce doit être horrible d’avoir un soucis de planning
, commence-t-elle avec un ton fort peu emprunt de compassion. Simplement sachez que je ne suis pas à votre disposition, j’ai également mon boulot à faire et si pour l’heure vous êtes trop occupée, nous serons obligés de terminer cela au poste.
Vous dites qu’il parlait peu et qu’il était très peu bavard. Vous l’avez engagé uniquement parce que Yan vous a encouragé à le faire ? Vous avez eu à vous plaindre de lui au travail ? Vous connaissez des gens qui pourraient lui en vouloir ? »


///

Aidan O’Connor lève les yeux pour fusiller du regard Shang qui venait de lui dire de mieux regarder sa carte d’identité. Il est extrêmement con, ce videur ; Bosser au milieu de gangsters a dû l’atteindre d’un syndrome commun dans ce milieu, la surdité face au bruit de son urine. On fait pas chier les flics. On peut leur tirer dessus avec des flingues quand ils rentrent chez eux, on peut corrompre leurs chefs, on peut faire sauter leurs commissariats, on peut déclarer une guerre ouverte avec des primes à hauteur d’un cartel entier, mais, on ne manque pas de respect aux flics. C’est débile et passablement contre productif. Vous croyez qu’un juge va pleurer parce que je file un énorme coup de poing sans être sollicité pour ? En face de moi j’ai des truands, qui ont probablement un casier en plus, c’est pas des gamins sortis d’une manif. Heureusement (Ou plutôt malheureusement), le roux a plus de tact et de calme que moi, et il se contente de rétorquer de façon bien professionnelle :

« Nous avons besoin de confirmer votre identité peu importe ce que je lis sur votre carte. Quel est votre nom ? Votre prénom ? Votre âge ? Votre lieu de naissance ? »


Cela me fait ricaner. J’attrape des mains d’O’Connor la carte qu’il tient entre ses mains. Je regarde son visage. La carte. Son visage. À nouveau la carte. Je surjoue. Je gagne du temps aussi. Je pèse le pour et le contre sur la prochaine chose que je vais faire. Notamment, le gros contre, c’est comment Udinov va réagir ? Elle risque de pas trop apprécier.
Et tant pis.

« Mais… Mh… Agent O’Connor, c’est… ‘fin je sais pas, le visage est un peu illisible, je sais pas ce que vous en dites.
– C’est que la carte est pas vraiment récente, on est sur une nouvelle plate-forme maintenant, alors forcément je fais plus trop la différence.
– Je pense que ce serait plus raisonnable de confirmer leur identité au poste. Allez les gars, mains contre le mur. »


Ils me regardent avec des gros yeux. Je crois qu’ils se demandent si je suis sérieux. Je suis on ne peut plus sérieux.

« Hey ? Vous allez pas me faire attendre toute la nuit ? On se tourne, mains contre le mur. »
Mar 7 Aoû - 1:14
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La femme aux cheveux roses soupira une nouvelle fois de façon bruyante en faisant taper l’ongle de son index sur le bureau de manière contrarié. Si bien que dans sa tête, elle pensait aux multiples moyens de la torturer et de la tuer. Ah que cela serait plaisant ! De la voir couverte de sang sans aucun moyen de se démener ou de crier. Pour enfin lui planter un couteau dans la gorge et la couché. Elle mourrait ainsi noyée dans son propre sang. Une mort lente et douloureuse.

Désormais calmé par ces douces images, Anya arrêta de martyriser la pauvre table de son ongle. Elle alluma le micro et parla à Caleb, avant de finalement le retirer pour le poser. Elle regarda ce dernier se diriger vers la scène et parler, les clients partant petit à petit en pestant et en râlant. Anastazia ferma les yeux avant de soupirer, encore une nuit peu fructueuse… Mais comme la s***** en face n’avait pas envie d’être aimable et compatissante… D’un air sévère, elle fit tourner son siège vers Tsupa en la regardant froidement. Elle voulait des réponses, elle les aurait.

« Non, une autre employé me l’a présenté. Sa cousine plus précisément Yinshiao. Elle ne travaille pas aujourd’hui, vous pourrez la trouver au quartier Ouest près du Money Room. Je la connais depuis l’ouverture du Russian Roulette. Je n’ai jamais eu à me plaindre de lui. Non. »

Elle croisa ses bras sur sa poitrine en regardant Maëlle. La maîtresse du cabaret pensa à Anton, dès qu’ils se verraient, il allait l’entendre et tirer tout cela au clair. Pourquoi s’acharnait-il ainsi sur elle comme ça ? Surtout que là, elle n’y était pour rien ! Elle avait même compris que dans cette affaire on l’avait trahi et menti. Elle n’allait pas laisser passer ça. Elle ne voulait pas que cela s’ébruite, sinon quelqu’un prendrait sa place et elle redeviendrait un sous-fifre et cela, il en était hors de questions !

--- Dans la salle de Yan et Shang ---

Alors que Yan n’avait rien dit du début à la fin, Shang lui regardait avec amertume le lieutenant Drax. Ce regard se changea en haine quand il déclara vouloir les emmener au poste. Alors qu’il allait réagir, Yan lui prit le poignet et lui murmura quelque chose. Ce dernier se calma et les deux obtempérèrent, non sans grogner pour le plus farouche des deux. Yan se racla la gorge et tourna son visage vers le lieutenant.

« Les menottes sont-elles vraiment obligatoires ? On va vous suivre sans faire d’histoire, mais on ne voudrait pas causer plus de souci à Mademoiselle Udinov… J’espère que vous comprendrez Inspecteur. »

Yan était le plus calme des deux et il espérait jouer sur cela pour calmer un peu le jeu. Car sinon ils n’arriveraient à rien.

Mar 7 Aoû - 10:34
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Les menottes sont-elles vraiment obligatoire ? En voilà un emmerdeur intelligent. Si vous voulez faire chier un flic, ça sert à rien de le traiter de fasciste ou d’insulter sa mère. En revanche, remettre en cause, non pas son travail – ça va l’énerver, comme lorsque vous dites « vous avez un mandat ? » alors qu’il y a des tas d’actes qu’on est autorisés à faire sans mandat – mais sa procédure. Un bon point pour toi jeune gars. Je me contente de lui faire « non » de la tête avant de lui faire à nouveau un signe de la main pour qu’il se retourne contre le mur.

« Faut quand même que je vous fouille. »

J’indique à Aidan que je vais m’occuper du type plus intelligent, mon collègue prenant en charge l’autre. Si en face il n’y a pas de résistance, il n’y a pas de raison que la fouille soit douloureuse ou se transforme en rixe ; Je m’approche dans le dos de « Yan » (Rappelez-vous, je n’ai pas officiellement confirmé son identité) et lui demande d’écarter les jambes, que j’ajuste avec mon genou. Je commence vite à lui palper les bras, les cuisses en n’oubliant pas les mollets car c’est ici qu’on cache les couteaux, avant de finir sur la poitrine où je sens une épaisseur rigide. J’en tire rapidement, mais avec une caution toute particulière, un pistolet à impulsion électrique avec les dards prêts.

« Je garde ça le temps du contrôle. Je vous le rend après, vous inquiétez pas, ça peut pas faire l'objet d'une confiscation. »

Et je range le pistolet électrique dans ma poche arrière. Je vous avoue que je m’attendais plutôt à trouver une bombe lacrymogène, ou bien carrément une arme à feu (Qui fasse l’objet d’un permis, bien sûr). Un taser c’est pas aussi efficace qu’on veuille bien le faire croire, déjà faut que les dards traversent les vêtements, le tir s’effectue à courte portée, et souvent ça suffit même pas à garder la cible au sol. Sauf si c’est une vieille femme ou un obèse avec un problème cardiaque, ce qui explique la mauvaise réputation de l’arme. Je tourne la tête vers Aidan qui a terminé avec sa fouille.
Parce qu’il est très synchronisé, ou parce qu’il nous a aperçus, le détective Denis Favier trouve que c’est le bon moment pour entrer dans la pièce. Il nous regarde plaquer deux grands types contre le mur et nous observe, l’air étonné.

« Heu… Vous les arrêtez pour quelque chose ?
– Contrôle d’identité. Les pièces qu’ils nous ont présentées étaient illisibles. On va tirer ça au clair au poste.
– Je vois…
J’ai identifié le casier de la victime mais il est verrouillé par cadenas à code.
– Ah… T’as pas des pinces coupantes ta voiture ?
– Ce serait illégal.
– Alors t’appelles la permanence de nuit du tribunal et tu demandes une autorisation à utiliser tes pinces coupantes.
– C’est ce que je comptais faire, lieutenant. »

Alors pourquoi tu m’emmerdes ? Tu crois que tu me fais avancer l’enquête en me disant ta minuscule difficulté qui se règle en quinze minute d’appel téléphonique, dont dix d’attente pour que le type à la permanence de nuit sniffe sa coke et se réveille ? Je me garde malgré tout cette dernière phrase et lui fait une grimace pour qu’il comprenne qu’il me fait chier.

« Le lieutenant Karamazov arrive bientôt. Je vais essayer de lui envoyer un SMS mais je compte quand même sur vous pour le mettre au courant de la situation. Moi j’ai un contrôle d’identité à faire.
– Vous appelez du renfort et vous vous cassez avec deux témoins juste avant que le lieutenant Terreur se ramène ? Vous trouvez que c’est une façon de faire ?
– Je me casse pas avec des témoins, je lui répond bien lentement pour lui faire comprendre. Je les amènes au poste pour un contrôle d’identité. Vous connaissez votre droit, détective Favier, j’ai pas besoin de vous le réciter.
– Ne croyez pas que vous vous en tirerez comme ça, Drax !
Se met soudain à rugir le détective en me pointant du doigt. Tsupa vous laisse une grande marge de manœuvre mais nous n’avons pas besoin d’autre chose que votre expertise discrète. Ce n’est pas votre enquête, ni le casse du braquage, ni l’assassinat de Leji. Je vous prierai de rester à votre place. »

Je regarde le sol et me lèche les lèvres. Le problème des flics c’est que s’ils se tirent dans les pattes entre eux ils ont beaucoup de pouvoir pour faire chier. C’est pour ça que c’est très facile de corrompre le CCPD ; On a pas besoin de graisser les pattes de tous les Bleus de tous les commissariats de la ville, juste quelques chefs de patrouille ou enquêteurs bien précis, et ça pollue tout le système. Qu’est-ce qu’il va faire, Favier ? Aller baver à mon capitaine ? Engueuler Tsupa ? Mettre Karamazov sur mon dos ? Des menaces qu’il peut effectivement se permettre. Il faut le brosser dans le sens du poil. Je lui fais un grand sourire, et prend une petite voix pour lui répondre :

« Je vais aider votre enquête en participant au contrôle d’identité de deux employés des locaux où travaillait votre victime d’homicide. Si vous désirez leur parler vous pouvez prévenir la permanence du parquet que vous souhaitez une comparution immédiate. Profitez-en quand vous leur parlerez de votre histoire de pinces.
Je vous revoie au JB, détective Favier. »


Je saisis le-dit Yan par sa veste et lui donne l’impulsion pour le faire marcher jusqu’à ma bagnole dehors. Je le fais pas trop vivement ; S’il est pas trop con, il serait cap de me faire tomber pour brutalité policière. Les bleus ça passe mieux dans un contexte d’arrestation.

///

Maëlle nota les nouvelles informations sur une petite tablette à peine plus grosse que son poignet qu’elle collait à son bras. Elle agita la tête de haut en bas ; Dieu qu’elle appréciait quand les choses se passaient comme elle le désirait.

« Est-ce que son comportement paraissait différent ces derniers temps ? Avez-vous remarqué quelque chose d’inhabituel ? Il parlait peu, mais vous ne vous souvenez d’aucun détail ? Des gens qui auraient un motif particulier pour lui en vouloir ? Hormis, vous depuis le braquage, bien entendu... »

Le téléphone de Tsupa sonna. Elle pesta.

« Pardonnez-moi, marmonna-t-elle avant de sortir son cellulaire qu’elle mettait à son oreille. Tsupa ? … Hm ? … Oui, j’arrive plus tard.
Heu, madame Udinov… Je suis au regret de vous informer que… Mon collègue le lieutenant Drax a décidé d’amener vos employés au poste pour, heu… Pour…
Vérifier leur identité ?
Putain il a raccroché. »
Mar 7 Aoû - 16:34
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Yan obéit bien sagement, il regarda Shang en lui intimant de faire la même chose. Les deux hommes obéirent donc sans se faire prier. Yan le laissa prendre l’arme et il acquiesça en silence. Il en avait surtout besoin pour bosser et le laissait toujours au boulot avant de partir. D’ailleurs, on remarquait assez facilement qu’il n’était pas souvent utilisé. Il y avait d’ailleurs le cran d’arrêt qui, légèrement rouillé du fait d’avoir été peu utilisé, s’enlevait assez difficilement.

Les deux asiatiques se regardèrent en écoutant l’altercation entre les deux flics. Shang ne put s’empêcher de sourire mais il retint son rire quand il vit le regard noir de Yan qui lui intimait de se taire. Ce qu’il fit. Comme quoi, il pouvait être intelligent quand il voulait. Soupirant pour sa part, Yan pensa à Lin et à la merde dans laquelle il les avait foutus et surtout Anastazia. Il aurait dû être plus prudent.

Une fois la dispute entre les deux hommes terminé, Yan marcha donc jusqu’à la voiture se trouvant à l’extérieur. Il s’excusa au près d’Anya en passant devant et il s’assit dans la voiture suivis de près par Shang qui se prit le dessus de la voiture sur le front et pesta silencieusement contre Aidan. Une fois assis, l’atmosphère devint quelques peu lourde. Aucun des deux ne parlaient, montrant aussi qu’ils ne faisaient pas en sorte de comploter pour sortir d’ici ou autre.

---- Salle des Caméras ----

Anya se leva pour prendre une aspirine dans la petite pharmacie et elle se rassit après l’avoir avalé en buvant une gorgée d’eau. Elle reporta son attention sur Maëlle et l’écouta poser de nouvelles questions. Des questions et toujours des questions. Cela lui avait donné mal à la tête et c’était pour cela d’ailleurs qu’elle avait ingurgité un médicament : afin de soulager sa tête.

« Oui, il semblait stressé et il murmurait souvent pour lui-même. Il a dit que c’était car un membre de sa famille n’était pas bien et on n’a pas cherché plus loin. Je n’ai rien remarqué d’inhabituel si ce n’est samedi. Il regardait souvent sa montre. Vous m’avez déjà posé la question et je vous ai répondu non, ma réponse n’a pas changé inspecteur : je ne connais personne pouvant lui en vouloir. Je lui en veux pour le braquage oui, mais croyez-moi sur une chose : si je l’avais tué, il n’aurait pas fini comme ça et Lin était d’une constitution plus imposante que la mienne, je n’aurai pas fait le poids… »

Elle la regarda ensuite prendre son téléphone et regarda les écrans pour voir les salles désormais vides. Reprenant le micro, elle demanda à Caleb de faire partir les employés et qu’il pouvait aussi disposer pour ce soir. Elle déposa ensuite le micro en ce passant une main sur le visage en soufflant. Relevant la tête quand elle entendit qu’on l’appelait, elle regarda Tsupa.

« Je vois… De toute façon j’ai fait fermer le cabaret, comme ça il n’y aura pas de souci pour les questions, ni pour eux. »

Elle regarda Yan passer discrètement et fit juste un signe de tête, avant de les voir prendre une autre sortie. La faisant sourire. Elle n’avait montré cette sortie qu’à Anton et ses employés. Elle se demandait si quelqu’un allait s’en rendre compte, mais ne fit aucun commentaire. Ce n’était pas son problème. Elle était même plus sûr de revoir le lieutenant Drax dans un contexte plus personnel après cela. Dommage, elle c’était quand même bien amusé avec lui.

Mar 7 Aoû - 17:28
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« Vous connaissez les lieux lieutenant ?
– Il vaut mieux, ça nous évitera de devoir affronter la Terreur Brève. »

Karamazov a sa petite réputation dans le milieu je vous en ai parlé. Un agent efficace. Un bon copain de beuverie. Un type sacrément en forme physiquement et étonnamment charismatique pour un nabot qui a été dépassé par toutes les femmes qu’il ait fréquentées. Je l’adore et le déteste à la fois. Il fait partie de cette race de gens qui sont charmants quand vous les voyez mais qui le sont assez pour aller sous votre peau. Je me demande même quelques fois s’il n’est pas un dissident qui fonctionne avec des phéromones, ça expliquerait beaucoup de choses. L’informer de l’avancée dans l’enquête était nécessaire pour se conformer aux règles et garder des relations un minimum saines, pour peu qu’elles peuvent être saines avec un type comme lui.
Dès qu’on est devant l’entrée on s’approche de ma jolie bagnole de flic banalisée. Je m’approche pour ouvrir la porte arrière et fait un petit signe à mes deux inconnus dont je dois contrôler l’identité.

« Allez hop. Après vous messieurs. »

C’est vraiment dommage de pas les mettre en garde à vue ; Je serais plus rassuré de les voir menottés et séparés dans deux bagnoles sérigraphiées différentes, avec en plus la petite grille qui sépare le conducteur des passagers. Mais hey, c’est un risque que j’assume. Aidan a l’air moins sûr et d’ailleurs, il n’oublie pas une fois les deux embarqués, de discrètement s’assurer que son holster soit bien verrouillé et qu’on ne puisse pas lui arracher son flingue une fois qu’il a embarqué. J’aime voir ça. Il est jeune, c’est un véritable bleu, mais on lui a bien appris à l’Académie.

« Valedictorian de promo, hein ?
– Hmm ?
– Rien oublie. Tu conduis. »


///

Tsupa serrait les dents. L’appel d’Anton, qui n’avait duré pas plus de trente secondes, avait réussi à lui hérisser les poils. Elle n’était pas une personne très passionnante, mais Drax avait un talent tout particulier pour la faire approcher de l’état de crises d’anxiété qui l’amèneront vers un infarctus certain. Elle n’écoutait presque que d’une oreille distraite ce que Udinov lui répondait, et il lui fallut un moment pour se répéter dans sa tête et enfin réagir à ce qu’elle venait de dire :

« Si vous le permettez je tirerai mes présomptions sur cette enquête moi-même, madame Udinov. Mais… Merci, de faire évacuer votre établissement. Je comprend qu’il s’agit là d’un préjudice que le CCPD vous cause… Nous ne mènerons plus d’interrogatoires dans vos locaux. »

Effectivement, supprimer une nuit de rentrée d’argent devenait un épineux problème de droit civil si réparation était demandé, une affaire qui pourrait se transformer en des années devant des tribunaux alors que l’assureur civil du CCPD essaye de présenter le cas de force majeur devant des juges professionnellement pingres. Une idée qui, heureusement, paraissait très éloignée de Tsupa, d’autant plus qu’elle n’était pas celle responsable du fait d’avoir éloigné deux salariés de leur poste sans prévenir pour « contrôle d’identité ».

« Madame Udinov, vous soumettrez-vous à un prélèvement de votre ADN ? Je tiens à préciser que vous n’y êtes pas contrainte. Mais ce serait une preuve de votre coopération. »

///

Le Justice Building doit être la seule administration de toute la ville à ne pas s’endormir. En fait, ce doit être la seule administration à retrouver une nouvelle vie la nuit ; Les postes ferment, les caisses d’alloc ou de sécu aussi, les transports en commun continuent de circuler tard mais eux aussi se mettront à l’arrêt à un instant ou à un autre. Nous les flics c’est autre chose ; C’est le nouveau service, la période du cimetière, parce que si les rues se vident c’est pas le cas des nightclubs, des squats ou endroits à caractère criminel. C’est même plutôt l’inverse ; Les honnêtes gens dorment à cette heure-là. Aussi, il n’est pas étonnant que le moment où notre voiture entre dans le parking du JB, après que j’aie fais ouvrir la grille à la sentinelle en faction en collant ma carte de police sur ma vitre, coïncide avec la sortie d’une voiture de patrouille, sirènes hurlantes, dans les rues de la ville.

Je sors de la voiture et va ouvrir la portière de mes deux invités, comme un chauffeur. Ils se sont tenus bien tranquilles pendant tout le trajet, excepté au moment où « Shang » a sorti son portable pour taper un SMS ; Je l’ai retenu une fraction de seconde par un ordre oral, avant de le laisser écrire. Il n’est pas en état d’arrestation j’ai pas le droit de l’en empêcher, malheureusement. Il n’a pas pu s’empêcher de grommeler quelque chose, probablement une insulte, mais que je n’ai pas pu déchiffrer. Il n’empêche, j’amène mes deux nouveaux copains à l’intérieur, en passant par la double-porte métallique de derrière, pour les faire traverser le bureau des patrouilles où des policiers en bel uniforme bleu sont ou en train de faire une petite pause, ou bien se préparer à repartir. Tant de poulets d’un coup doit probablement faire flipper mes deux voyous, aussi je me dépêche de les amener jusqu’à l’ascenseur qui les amènera dans le bureau du banditisme ; Même si en passant, moi et Aidan O’Connor allons devant le bureau du sergent d’entrée, qui ne peut pas s’empêcher de nous demander c’est qui ces deux gars qu’on amène. Je signe, O’Connor signe, et entre deux blagues puis un « bon courage pour la suite », je suis enfin libéré du sergent un peu bavard.

Si le JB vit encore très bien la nuit, c’est moins le cas de la répression du banditisme. Lorsque nous arrivons à l’étage, il fait sombre, et beaucoup des bureaux sont inoccupés. Il ne reste que quelques âmes juchées sur leurs bureaux peu éclairés, en train de continuer leur travail du soir, comme repasser des bandes d’écoutes ou revoir des enregistrements de caméras de surveillance. Normalement nous avons aussi une équipe qui est en ce moment même occupée en planque, et deux gars qui sont en service à aller surveiller des bijouteries qui ont fait l’objet de pas mal de vol ces derniers temps. Le gros de l’effectif est en revanche chez lui, à dormir.

« Lieutenant Drax ? Me fait un gars avec un casque sur les oreilles, les yeux entourés de cernes malgré le café fumant sur sa table, obnubilé par son écran qui devait lui servir à bosser depuis un moment.
– Détective. Venez j’ai besoin de votre aide. Hey ! Tout le monde, je vous sollicite un moment ici, j’ai besoin d’un peu de bras. Hey pas tous à la fois. »

Naturellement les gens sont plus occupés par le travail sur lequel ils planchent depuis un moment que de s’occuper de l’interruption du lieutenant Drax. Je leur en veux pas, je ferais l’autruche pareil face à ça. Heureusement viennent à mon secours quelques agents ; Deux en bel uniforme, trois en civil. Tandis qu’ils s’approchent j’explique vite la situation.

« Ils sont ici pour un contrôle d’identité j’ai besoin de deux salles différentes. Heu, j’ai besoin d’un collègue pour bien attester du bon déroulement de la procédure, et puis les installer le temps que j’allume mon ordi, vous savez pour les fichiers et… Et, heu... Le capitaine Pearce est pas là ?
– Il est rentré chez lui y a trois heures de ça, lieutenant.
– Ah mince !
Je fais en me disant « ah yes » intérieurement. Sans gradé aux alentours je vais pouvoir m’en donner à cœur joie. Bien heu… Aidan, tu t’occupes de lui et moi de l’autre ? Faisons comme ça.
Allez suivez-moi monsieur. »


L’un des agents en uniforme va, en soupirant, chercher des clés, tandis que je fais en sorte que Yan me suive. Maintenant qu’ils sont tous les deux physiquement séparés, on devrait plus respirer. On m’ouvre une petite salle qui n’a rien de votre cliché de salle d’interrogatoire de série américaine ; Pas de murs blancs, pas de vitre sans teint, pas d’ambiance glauque et renfermée. C’est une petite pièce de travail, d’ailleurs il y a dans un coin un tableau où quelqu’un a griffonné des trucs (Une enquête sur un réseau de pickpockets en partenariat avec la Brigade des Mineurs), deux plantes vertes et une photo d’un lapin de compagnie que quelqu’un a posée sur la table. Je tire une chaise pour Yan et le permet de s’installer, tandis qu’un flic en civil m’amène au bout de quelques instants le procès verbal bien formelle qu’il me pose devant moi. Je lui fais un petit « merci », puis il va s’installer dans un coin de la pièce, sort son téléphone portable et commence à jouer à un jeu vidéo.

« Je peux te proposer un café ?
– Cela dépend. Vous pensez me tenir longtemps ?
– Ça dépend de toi surtout. Je vais te chercher un café, il m’en faut un aussi. »


Pauvre Yan semble bien impatient. Je lui ai ruiné sa nuit. Pourtant il semble parfaitement détendu. Agacé, c’est sûr, mais pas au point de perdre les nerfs. Ce ne doit pas être la première fois qu’il va au poste, il doit savoir un peu comment ça se passe. Un mauvais point pour moi. Il n’empêche que je tiens bien parole, puisque lorsque j’entre à nouveau dans la pièce, c’est avec deux gobelets de café et un ordinateur portable que j’installe devant lui. Je ferme la pièce derrière et nous restons trois à l’intérieur, en silence, tandis que je prépare les papiers devant moi.
Hop, parti pour le truc très très officiel.

« Très bien. Avant que nous commencions je dois vous expliquer pourquoi vous êtes ici et quels sont vos droits. Vous êtes présent dans les locaux du département de police de Cybercity dans le cadre d’une vérification d’identité. Cette vérification d’identité vous vise particulièrement puisque vous êtes lié à une enquête criminelle, que je vais préciser sur ce document, il ne s’agit donc pas d’une vérification aléatoire ou soumise à nullité. Cette vérification d’identité ne peut pas excéder quatre heures, il est donc… Je prend une pause le temps de regarder l’heure sur mon ordinateur portable, et bien l’indiquer sur le PV. Hm hm. Il s’agit d’un contrôle d’identité dans un cadre judiciaire et non administratif, comme prévu par le code pénal. Vous n’avez pas le droit à un avocat ; Mais comme il ne s’agit pas d’une audition, vous avez parfaitement le droit de garder le silence, le fait de ne pas répondre à une vérification d’identité ne constitue aucunement une infraction. Vous avez également le droit d’appeler et de prévenir qui vous le souhaitez de votre retenue dans les locaux du CCPD. Vous avez le droit de demander à ce que j’avise le bureau du Procureur de votre retenue dans nos locaux, auquel cas le Procureur est en droit de demander l’annulation de la vérification d’identité. Aucun document que vous ne donnerez ne sera photocopié ou gardé sauf motif légitime et il ne sera en aucun cas annoté, votre employeur ne sera pas prévenu, vous ne pouvez pas subir de préjudice découlant de cette vérification.
Vous avez tout compris ? Vous avez entendu vos droits ?

– J’ai entendu et compris mes droits.
– Parfait. »


Je met sur mon ordinateur le site intranet qui nous permet de procéder aux vérifications d’identité.

« Alors commençons dans ce cas. Vous pouvez procéder à la vérification de votre identité par tout moyen ; Toute pièce ou tout témoignage, si vous demandez à appeler un témoin, peut être reçu. Avez-vous les moyens de prouver votre identité ? »


S’en suit un silence pesant, gênant, et malaisant au possible, qui n’est troublé que par les petits bruits en fond de l’officier de police derrière moi qui joue à son jeu vidéo. Yan me regarde. Droit dans les yeux, bras croisés, prostré sur sa chaise, avec un regard noir. Il sait pertinemment que je me fous de sa gueule ; Au Russian Roulette il a donné sa carte d’identité valide, même si elle n’est plus en période de validité. Il y avait au moins une dizaine de collègues, et son boss sur place en plus, pour confirmer son identité. Il sait qu’il est ici parce que je veux le faire chier. Aussi, il appréhende un long moment, peut-être qu’il réfléchit à comment il va m’emmerder en retour ; Malheureusement, déposer plainte aux Affaires Internes ça prend du temps et des moyens légaux. Au final, il soupire, et sort de sa poche la même carte d’identité qu’il m’a montré moins d’une heure avant.

« Je vous remercie. »

Je l’attrape et commence à taper, en zieutant la carte puis le fichier dans lequel je tape.

« Yan… Gaoli… Né à… Cybercity. Homme. Taille, un mètre… Soixante… Seize. Vous avez dépassé la validité de cette carte depuis trois ans.
– Ce qui n’est pas un motif pour déclarer que je ne peux pas prouver mon identité. Oubliez pas de noter ça dans le procès verbal.
– Je n’oublierai pas de noter ceci dans le procès verbal, monsieur Gaoli. Permettez que je tape ? Merci. »

Je me tourne vers mon ordi. Et pendant que je tape, je me permet une réflexion :

« Elle avait l’air en colère, Anya, quand on lui a parlé de… ‘fin de cette affaire du braquage. J’enquête pas dessus, hein. Mais elle a trouvé ça quand même bizarre, que le type en charge de sa sécurité ait accès à des documents ultra sécurisés d’une société privée capitalisée à plusieurs centaines de millions.
Le bordel que ça va être quand on va appeler le service d’Artémis Sécurité demain... »
Mar 7 Aoû - 22:15
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Anya regarda Tsupa et s’excusa pour avoir donné son avis. Elle commençait à être mal et c’est vrai qu’elle commençait à être fatigué de tout cela. Elle voulait que cela se finisse rapidement.

« Ne vous en faites pas pour ça. Vous ne faites que votre travail. C’est surtout le fait qu’on enlève deux de mes collègues qui me dérange le plus, mais ce n’est là non plus, pas de votre faute. J’en suis parfaitement consciente. »

Elle lui sourit doucement, avant d’acquiescer. Elle aurait voulu rétorquer qu’Anton avait déjà pris son ADN lors de sa dernière visite, mais ce tut, elle ferait la remarque après que le lieutenant ai fait son boulot. Elle se laissa faire donc pour la prise d’ADN, avant de regarder Tsupa.

« Lieutenant Tsupa, je préfère vous prévenir, mais le lieutenant Drax avait déjà pris mon ADN et mes empreintes la dernière fois qu’il est venu… »

Elle ne dit rien de plus, trop fatigué pour énerver une nouvelle fois le lieutenant. Après tout, elle avait répondu à toute ses questions et elle avait même accepté la prise d’ADN ! Cette dernière devait donc voir qu’elle coopérait entièrement !

---- Justice Building ----

Yan et Shang furent donc séparés, les deux se retrouvant dans une salle. Si Shang avait décidé de ne pas plus coopérer que cela, ce n’était pas le cas de Yan qui lui coopérait pleinement. Non sans faire de petite remarque. Il avait étudié le droit et se souvenait encore de quelques petites choses de ses études. Cependant, il se garda bien de le dire. En revanche, s’il ne releva pas trop la première partie -vu qu’il n’était pas présent lors des faits- le surnom qu’utilisa Anton pour parler de sa patronne lui fit arquer un sourcil.

« Anya… Alors qu’on l’appelle Ana ou mademoiselle Udinov, seuls les plus intimes l’appelle Anya… Je trouve cela quelques peu…. Inhabituel pour un lieutenant. »

Il sourit doucement, avant de prendre son sac et de sortir plusieurs documents. Il les tapa sur la table pour les remettre droit et vérifia que tout y était avant de les poser aplatît sur le bois et les faire glisser vers Anton et son collègue.

« Quant à ces fameux documents comme vous dites, je n’en ai jamais entendu parler… D’habitude, quand je m’en occupe, je donne l’argent et je les suis ensuite dans une autre voiture. C’est la procédure. Vous pouvez d’ailleurs voir que j’ai leur autorisation. Cela me permet aussi de les protéger pour éviter ce genre d’évènement. Néanmoins, je n’ai accès à aucun de leur document. Je vous laisse vérifier si vous le désirez. »

Et il ne mentait pas. Les documents étaient authentiques et il n’y avait, comme il pourrait le voir, aucune falsification. De plus, c’était la première fois que Yan entendait parler de cette histoire de documents ultra sécurisé qu’ils posséderaient. Cela lui fit d’ailleurs froncés les sourcils et il se mit à réfléchir à tout cela. On essayait de le faire tomber et de faire tomber sa patronne. La question était pourquoi et par qui ?

En y repensant, il y avait aussi cette histoire de micro qui n’était pas net. De ce qu’Ana lui avait dit, cela ne semblait pas être la police vu la réaction qu’ils avaient eue. Mais il ne savait pas qui cela pouvait être. Il se mordit la lèvre en grognant et murmurant.

« J’espère qu’elle ne sera pas en danger… »


Mar 7 Aoû - 23:19
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